Source : CIO n° 38 - date de parution - 1/09/08
Dossier Green IT - Des centres informatiques adaptés à la virtualisation.
Extrait :
« La mutation vers des centres informatique de nouvelle génération moins consommateur en énergie est entamée. L’évolution est devenue indispensable face à la virtualisation massive de serveurs de plus en plus puissants.
(…) Soucieux de réaliser des économies, [le DSI de la société de Marketing ETO] a opté pour la virtualisation d’une centaine de serveurs sur des machines en lames, aux processeurs peu gourmands en énergie, ainsi que pour la virtualisation de son stockage.
Cette virtualisation s’avère convaincante en matière de stratégie Green IT. « Notre premier challenge en matière de Green IT a été de faire des économies d’énergie dans notre centre de données », décrit Olivier Parcollet, chef de projet à la société des transports de l’agglomération Orléanaise, qui opère un réseau de bus et de tramways. La DSI a investi dans trois serveurs puissants afin de virtualiser trente « vieux » serveurs bioprocesseurs, via VMWare ESX et Xen. « Là où nous consommions 28kW sur 30 serveurs, nous ne consommons plus que 8 kW sur 3 machines », se félicite Olivier Parcollet.
Si l’adoption de la virtualisation réduit la facture globale de l’électricité coté serveurs, en revanche, elle concourt à un phénomène préoccupant : l’accroissement de l’énergie consommée au m². « Un client moyen consommait 500 watts au m², il y a 10 ans, depuis cette consommation a été multipliée par cinq, constate Fabrice Coquio, directeur de l’hébergeur Interxion. Et pour l’entreprise, le coût de l’énergie a grimpé de 10% de sa facture d’hébergement, à 20% ou 25% ».
Optimiser la climatisation
La tendance n’est pas prête à s’inverser. Les machines sont de plus en plus puissantes et gourmandes en énergie. Et qui dit plus de consommation électrique dit plus de chaleur et donc la nécessité d’un refroidissement supérieur.
Souci supplémentaire, les machines virtuelles peuvent être déplacées d’un serveur à un autre. La consommation électrique et la génération de chaleur évoluent donc dynamiquement dans les salles. Moduler les capacités de refroidissement, selon les besoins, devient nécessaire.
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Mesurer pour améliorer :
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Les entreprises bénéficient de technologies afin de réduire la consommation électrique. Si les DSI sont devenus méfiants face aux fournisseurs qui se sont découvert la fibre verte, on notera certaines avancées.
Ainsi Intel et AMD proposent des processeurs puissants mais à basse consommation électrique.
Les constructeurs de serveurs pronent les châssis en lâmes de nouvelle génération maitrisant mieux la consommation électrique, surtout avec des machines virtualisées. La consommation serait réduite d’un tiers selon HP.
Cotés Stockage, les systèmes les plus récents absorberaient 25% d’énergie en moins.
Enfin on n’améliore que ce que l’on mesure.
Christophe Corne, directeur de Dotgreen, prestataire de services Green, propose d’analyser l’existant selon quatre indicateurs : le mégaflop par watt, qui donne la puissance de l’infrastructure serveurs selon sa consommation ; le To par watt qui mesure le coté du To en kilowatts ; le coefficient de performance qui établit le ration entre l’énergie électrique et la chaleur dégagée en sortie ; et la facture énergétique, que le DSI ne connait généralement pas car l’information est souvent chez les services généraux.
Dotgreen cite l’exemple du CHU de Soissons, pour lequel il a dressé un bilan énergétique. Il a simulé les bénéfices d’une architecture virtualisée. Le nombre de serveurs virtuels, leur mobilité et l’application virtualisée, impactent la consommation électrique. Un tableau de bord a été établit permettant de suivre dans le temps l’évaluation des métriques et d’évaluer le taux de dégagement de CO2 et de voir sa progression dans le temps.
Le consortium Green Grid propose un autre indicateur, le PUE qui mesure l’efficacité énergétique du centre informatique ( ratio de l’énergie consommée par le centre informatique sur l’énergie consommée par les équipements informatiques).
Kareen Frascaria