Source : 01 Informatique - n° 1952 - date de parution – 05/06/2008
En route vers un parc utilisateur plus écoresponsable
Les PC « verts » répondent à des normes techniques dont le respect est validé par des écolabels ;
Les logiciels spécialisés dans la gestion de parc contribuent, eux aussi, à l’optimisation des dépenses énergétiques des postes utilisateurs.
Extraits :
Les responsables informatiques peuvent jouer un rôle déterminant dans la préservation de l’environnement en achetant des matériels moins polluants, qui comportent moins de substances toxiques ou qui ont été conçus pour être plus facilement recyclables. En prime, le recours à des matériels plus propres se traduit souvent par des économies d’énergie et par conséquent, par une facture électrique moins salée.
Une fois convaincue, la DSI doit passer à l’acte et mettre en œuvre son programme d’information durable. Il consiste généralement à mener trois grands chantier en parallèle : renouveler le pars avec des PC « verts », optimiser la consommation électrique du parc existant avec des logiciels spécialisés et gérer la fin de vie des machines grâce à une filière de recyclage. ( …)
Ecolabels à la rescousse !
(…) Les Ecolabels sont apparus pour faciliter la distinction entre les PC « verts » et les autres au moment de l’achat. Certains, tel Energy Star 4.0, créé en 19992 par l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA), se concentrent uniquement sur l’efficacité énergétique des matériels informatiques : PC, écrans, imprimantes, etc…
(…) Energy Star 4.0 demande à ce qu’un PC de bureau moderne et performant ne dépasse pas 65W pour la consommation électrique en activité et 4,%7W en veille.
Aujourd’hui celle des ordinateurs portables oscille entre 14 et 22 W (selon la carte graphique) à et 2,4W en veille. Les unités centrales d’ancienne génération consomment de 100 à 300W, un écran cathodique entre 75 et 300 W, et un écran plat de 25 à 100W. le simple recours à un matériel conforme Energy Star 4.0 réduit donc déjà de beaucoup la dépense énergétique par poste.
Processeurs et alimentation : de véritables radiateurs
La puissance du micro processeur influence largement cette consommation électrique.
(…)
Sur les pc de bureau, l’alimentation électrique constitue l’autre gouffre énergétique. Environ 40% de la consommation électrique part directement en chauffage. Le respect d’un label tel qu’Energy star 4.0 ou 80 Plus (intégré à Energy Star) garantit un rendement énergétique de l’alimentation de 80% minimum. C'est-à-dire moins que 20% de l’électricité arrivant à l’alimentation électrique est dissipée en chaleur, le reste «étant effectivement utilisé par la machine. Même s’il existe d’autres critères, le recours à un processeur basse consommation ( ULV) et à une alimentation efficace relèvent déjà d’une politique plus Green IT.
Client léger : une alternative ?
Les clients légers semblent aussi de bons candidats pour remplacer les parcs de PC vieillissants. Une étude réalisée par le constructeur Wyse montre que les clients léger associés à leurs serveurs brûlent 90% d’énergie en moins que les PC.
(…) Les clients légers consomment moins d’énergie et de matériaux lors de leur fabrication et leur taux de recyclage atteint 90%. Seule ombre au tableau : l’absence d’écolabel pour garantir l’éco conception de ces produits.
Au delà du matériel, la paramétrage des fonctions d’économie d’énergie est indispensable pour réduire la facture électrique. Or les deux tiers de l’énergie consommée par un PC sont dépensés sans que le matériel soit utilisé (ordinateur allumé mais inoccupé).
Dans ce contexte, « le mode veille peut diviser la consommation électrique par deux. A elle seule, l’extinction du PC en fin de journée réduit de 10 à 25% la consommation du poste » estime la consultante en développement d’Enora Consulting. Au final, la consommation annuelle moyenne par poste est ramenée de 900kWh à 450kWh, soit une économie d’environ 50 euros par poste.
La mise en veille en point de mire.
Sur les machines modernes, le paramétrage peut s’effectuer directement sur le poste de travail. L’économie peut atteindre 45 % grâce à la mise en veille des différentes parties de l’unité centrale, de l’écran, ainsi qu’à un pilotage fin du processeur.
La gestion du parc pour contrôler l’énergie
Toutes les machines, surtout les plus anciennes, ne disposent malheureusement pas de ces dispositifs avancés. Et peu sont correctement configurés. Les éditeurs spécialisés dans la gestion de parc ont donc tous ajouté un modules « économie d’énergie à leur outil. C’est notamment le cas de Criston, Symantec et de BDNA. D’autres comme visionsoft et dotgreen se sont créés pour répondre à ce besoin.
Editeurs historiques et spécialistes soumettent tous un inventaire du parc mettant en avant les paramétrages existants. Ils proposent ensuite un paramétrage plus efficace et se chargent de forcer la mise en veille, l’extinction et le réveil de la machine en fonction de grilles horaires prédéterminées ou de l’activité de la machine. Un tableau de bord permet de suivre au quotidien les gains réalisés. Certains offrent même la possibilité de simuler le renouvellement de tout ou partie du parc pour calculer les gains potentiels et le retour sur investissement (ROI) du projet. D’autres sensibilisent les utilisateurs en affichant le temps d’utilisation effectif par rapport au delà d’activation total. (…)
Recyclage et respect de l’environnement :
Au delà de ces aspects énergétiques, conformément à la directive européenne DEEE, tous les PC vendus après le 13 aout 2005 doivent être recyclés.
(…) la prise en charge des parcs récents est généralement gratuite, tandis que le traitement des parcs anciens est facturé.
Certaines constructions comme HP passent les contraintes légales pour boucler le cycle fabrication-utilisation-recyclage. On parle alors d’éco conception. Les plastiques utilisés dans la fabrication d’un PC neuf sont en partie issus d’un autre en fin de vie. Même démarche pour les consommables des imprimantes. L’éco conception pousse les fabricants à tester de nouvelles matières moins polluantes et plus facilement recyclables ou biodégradables.
(…) les démarches écologies des constructions lors de la conception et de la fabrication du matériel sont aussi à relier à la norme ISO 140001 qui encadre le processus d’amélioration environnementale continu de l’entreprise. C’est la plus respectueuse de la série des normes ISO 14000. Une organisation peut ainsi faire certifier son système de management environnemental suivant cette norme. Au DSI ensuite d’appliquer dans son domaine cette gouvernance environnementale.